Des photos parce que j'aime ça, des commentaires intempestifs, parce que je ne peux vraiment pas m'en empêcher ... et je crois bien que je vais encore trouver autre chose !
Je me suis réveillé ce matin avec l’impression étrange que quelque chose allait arriver.
Alors que mon cerveau était encore embué par le sommeil et que mes yeux étaient encore fermés, je sentais une consistance différente à l’air que je respirais, et une densité inhabituelle de l’environnement autour de ma tête, seule partie de ma personne qui n’était pas protégé par la douce chaleur de ma couette.
Je restais quelques instants sans bouger, les sens en alerte afin de percevoir quelque chose, un bruit, une odeur qui pourrait me donner un indice. Mais rien n’était perceptible et je me résolu à ouvrir un œil. La lumière qui filtrait par les volets m’indiquait que le soleil était déjà haut. Mais en dehors de ça, rien à signaler, si ce n’est que cette intuition diffuse était toujours là, planant au dessus de mes pensées.
Le temps avait l’air d’être clément aujourd’hui, et ça tombait bien car, mes idées se rassemblant en un ordre cohérent, je me souvenais qu’on était dimanche. La journée d’hier s’était passée calmement dans le jardin et il me restait encore quelques boutures à planter. L’idéal serait que la pluie arrive lundi.
Ayant écarté tout danger et bien qu’un peu déçu de ne pas avoir identifié la raison de ce pressentiment, je décidais de commencer à bouger. D’abord les pieds, puis les jambes… et là tout d’un coup, une envie de café…
Allez, je me lance hors du lit, et j’enfile un vieux pull par-dessus mon pyjama, le temps de laisser mon horloge thermique réguler cette désagréable sensation de froid. J’ouvre la fenêtre.
En effet, il fait très beau. Je me dirige vers la cuisine, et je mets en route la machine qui va finir de me réveiller. Pendant qu’elle préchauffe, je tends le bras vers le placard pour saisir un bol et le mettre sur le plateau de la cafetière, puis j’enclenche une capsule de café dans le percolateur. Le voyant s’éteint et j’appuie sur le bouton. Dans un léger vrombissement, le jus salvateur s’écoule dans le bol, et je regarde dégouliner ce filet de liquide brun, perdu dans mes pensées… Mon esprit hypnotisé vagabonde entre le savon qui m’attend dans la douche et la brouette qui patiente placidement dans le jardin. Ma mémoire récupère ses derniers filaments éparpillés dans mes rêves.
Et là, tout d’un coup, je sais.
Cette angoisse sibylline, ce sentiment de danger imminent, cette émotion indéfinissable… je sais, maintenant…
C'est ça, on vote, aujourd’hui !