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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 22:16



Il y a déjà longtemps que j’avais envie de partir un peu à l’aventure avec mes enfants. Ils sont maintenant assez grands, responsables, dégourdis et sérieux (enfin, je devrais plutôt dire soit responsable, soit dégourdi, soit sérieux puisque chacune de ces qualités correspond principalement à l’un d’entre eux), nous avons donc décidé de partir pour le week-end de l’ascension.

 

J’ai donc préparé un petit périple qui débutait sur la cote d’azur, prévu des étapes et des tickets resto pour le Mac Do, et réservé les nuits d’hôtels au Formule 1, le but n’étant pas de se retrouver à la rue (même si on y arrive plus facilement qu’on ne le pense…).

 

Le mercredi matin : les dernières courses et un petit appareil photo numérique pour chacun de mes deux garçons et nous voilà partis en début d’après-midi, direction Fréjus. J’avais préféré prévoir la plus grosse étape en tout-début du voyage, pour éviter les risques de rouler longtemps avec la fatigue du week-end qui n’allait surement pas manquer de s’accumuler en fin de séjour.

Après quelques bouchons, nous sommes arrivés à bon port en fin de journée et nous avons passé la première nuit à Fréjus. Le jeudi matin, nous avons repris la route pour aller visiter Cannes et la fièvre de son festival, ainsi que les iles de Lérins.

En arrivant à Cannes, c’était 9 heures du matin mais la ville était déjà surchargée. Je trouve une place pour me garer qui parait correcte, un reporter hawaïen me confirme qu’un policier vient de dire que l’endroit était autorisé du fait que nous étions un jour férié.

Nous partons donc le cœur léger vers l’ile St Honorat, avec le jeune journaliste, Sam et sa caméra. Il ne savait pas sur quoi orienter son reportage et avait du coup décidé de nous accompagner.

Quelques dizaines de minutes en bateau, l’air du large, les embruns… et nous voilà sur l’ile, au milieu de son foisonnement de végétation. Nous avons fait une très belle promenade autour de l’ile et après la visite du fortin, nous avons décidé de manger un brin vite fait sur le seul point de restauration de l’ile. Il y avait du monde, nous prenons nos sandwichs au snack et un serveur nous indique où nous pouvons nous asseoir. Nous commençons à nous installer quand une dame âgée particulièrement sympathique, au look assez caractéristique de la population hantant les rues de Cannes en cette période, signale notre présence à un autre serveur afin de nous faire éjecter car visiblement, notre présence la gênait… En effet, on ne mélange pas les torchons et les serviettes, ni les vieilles poules avec les jeunes mères de famille séduisantes, tout le monde en conviendra. Nous avions là un premier contact avec la chaleur humaine de l’environnement cannois… mais ce n’était pas fini.

Nous embarquons pour retourner sur le continent en début d’après-midi et c’est en voulant poser quelques affaires à la voiture que nous nous sommes rendus compte qu’elle n’était plus où nous l’avions laissé.

Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour comprendre qu’elle était  forcement à la fourrière et après quelques renseignements pris auprès des forces de l’ordre qui trainaient par là, cela a été notre destination touristique suivante et impromptue.

L’histoire s’est corsé au moment où je me suis rendue compte que je n’avais pas mis à jour mon papier vert d’assurance. Impossible de joindre mon assurance pour me le faire faxer car c’était justement un jour férié, le policier refusait de me rendre la voiture sans la certitude que j’étais bien assurée, l’hôtel à une trentaine de kilomètres : nous étions à la rue !!!

J’ai passé l’après midi entre la fourrière et le poste central à essayé de me sortir de ce guépier, traversé Cannes au pas de course… le policier avait même eu l’assistance de mon assurance au téléphone qui lui avait confirmé que j’étais bien affiliée mais rien à faire, impossible de récupérer ma voiture. Je me suis vue un instant obligée de dormir dehors avec mes enfants et l’idée avait un petit quelque chose de terrifiant, surtout dans cet environnement…

Nous sommes donc rentrés en train et en taxi à Fréjus. A la sortie de la gare, nous avons eu la chance d'assister à une rixe entre un homme, une femme et un chien. La femme avait un couteau qu'elle voulait utiliser pour occire le chien, et elle a loupé l'homme de peu. Du grand spectacle ! Bien entendu, nous n'avons pas trainé... Nous sommes repartis de la même façon le lendemain vendredi pour retraverser Cannes à pied (oui, on a bien vu et revu la croisette, mais on n'a croisé que des people que je ne connaissais pas…heureusement, il y avait foultitude de Ferraris et Rolls, ce qui a suffit à rendre mes garçons heureux !), après avoir eu l’assurance au téléphone qui n’avait qu’à envoyer un fax au commissariat.  

Heureusement, il était prévu de passer deux nuits à Fréjus, et je n’ose même pas imaginer ce qui se serait passé si nous avions été obligés de quitter la chambre…

 

Mais je l’avoue, ma plus grande joie de la journée a été de retrouver ma voiture saine et sauve et je dois même dire que cela m’a remplie de bonheur pour tout le reste du voyage, après ces moments d’angoisse existentielle ! J’avais tendance à négliger ce petit papier vert qui depuis 25 ans que je conduis ne m’avait jamais servi à rien… maintenant je sais à quoi il sert…

Il me semble quand même que nous sommes entrés dans la cinquième dimension lorsque l’agent qui m’a rendu mon véhicule adoré m’a dit qu’il fallait que j’écrive pour me faire rembourser l’amende car ma voiture n’aurait jamais dû être embarquée… ou alors c’était quand mon grand garçon s’est mis à retourner en trombe dans le train qui allait redémarrer parce qu’il avait oublié sa casquette …des moments denses…

 

Après une petite ballade et trempette à Saint Raphael, nous avons donc repris la suite de notre voyage en direction des calanques de Cassis. Après une autre bonne baignade et un petit tour sur ce site absolument magnifique, nous avons pris la direction de l’hôtel d’Aix en Provence.

 

Le matin du samedi, nous sommes partis en direction des Baux de Provence : Le village, le château sous un temps absolument superbe, voire caniculaire. J’ai pu constater que j’avais de solides enfants qui ont grimpé sans rouspéter la pierre blanche du château en plein zénith. Après quelques démonstrations de catapultes et de combats médiévaux, nous sommes redescendus une glace à la main en direction de la cathédrale d’image qui présentait un spectacle sur le thème de l’œuvre de Picasso dans les anciennes carrières des Baux de Provence. Le spectacle était magnifique, dans une fraicheur plus que bienvenue, et dans un cadre majestueux… Bon, il aurait peut-être fallu que le thème soit plus orienté sur l’œuvre de Marvel pour que ça plaise à mes garçons, je vais peut-être écrire pour le suggérer…

 

Il nous restait un peu de temps avant de reprendre la route, nous avons donc fait un petit tour sur le cours Mirabeau à Aix en Provence, puis nous sommes partis à Gap, étape suivante.

Nous avons passé la quatrième nuit dans l’hôtel de Gap et je dois avouer que le réveil a été un peu plus dur que les jours précédent… on en avait un peu plein les bottes après trois jours de marche intensive en plein cagnard !

Mon grand garçon à force de s'agiter, s’est explosé la tête trois fois dans la même heure contre les montants du lit, je me suis donc dit qu’on allait rentrer tranquillou et ne pas trop en rajouter pour la dernière journée…

Nous sommes donc partis faire un petit tour très nature dans le massif des écrins, autour du lac du domaine de Charance, après avoir fait une ballade dans un vide-grenier croisé sur la route. Nous avons ensuite pris calmement la direction de la maison par la route Napoléon, où nous sommes arrivés dans le courant de l’après midi, complètement vannés, mais heureux.

 

Voilà le récit de ce petit périple de près de 1200 kilomètres en voiture et certainement des dizaines à pied, plein de surprises, de spectacles et de photos que vous découvrirez dans les articles suivants. La ville, la verdure, la mer, la montagne, l'histoire, l'art, nous n'avons rien oublié et nous avons fait presque tout ce qui était prévu malgré la perte de temps dûe aux petits imprévus. Mes enfants sont partants pour recommencer, une fois qu’ils auront fini de masser leurs mollets douloureux…Moi j'aurais pu continuer à marcher encore et encore !
Il ne me reste plus qu’à faire les comptes et ça, ça va être tout aussi douloureux …

 

Je remercie Saint Gépéhaisse sans qui tout ceci n’aurait pas été possible…

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Published by Véroo - dans Vadrouilles
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commentaires

Evanne 06/06/2009 19:47

Huhu ! Les aventures d'Indiana Jones à coté de ça, c'est de la rigolade...On a eu une belle démonstration de l'efficacité des forces de l'ordre quand même...Enfin, ce n'est qu'un détail, un détail qui me reste coincé dans la gorge, certes, mais un détail. Ce périple fut une belle experiance que je conseille à tout le monde !

KAA 6 27/05/2009 22:15

Voilà un petit week end élevé à la hauteur d'une geste !

jump 25/05/2009 11:31

LOL... ben voila, ils ont été servit en aventure les garcons :)) cool