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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 18:30
Juste pour le plaisir...

Ouverture.jpg




Nous avons des aveugles, des borgnes, des bigles, des louches, des vues longues, des vues courtes, ou distinctes, ou confuses, ou faibles, ou infatigables. Tout cela est une image assez fidèle de notre entendement; mais on ne connaît guère de vues fausses. Il n’y a guère d’hommes qui prennent toujours un coq pour un cheval, ni un pot de chambre pour une maison. Pourquoi rencontre-t-on souvent des esprits assez justes d’ailleurs, qui sont absolument faux sur des choses importantes? Pourquoi ce même Siamois, qui ne se laissera jamais tromper quand il sera question de lui compter trois roupies, croit-il fermement aux métamorphoses de Sammonocodom? Par quelle étrange bizarrerie des hommes sensés ressemblent-ils à don Quichotte, qui croyait voir des géants où les autres hommes ne voyaient que des moulins à vent? Encore don Quichotte était plus excusable que le Siamois qui croit que Sammonocodom est venu plusieurs fois sur la terre, et que le Turc qui est persuadé que Mahomet a mis la moitié de la lune dans sa manche: car don Quichotte, frappé de l’idée qu’il doit combattre des géants, peut se figurer qu’un géant doit avoir le corps aussi gros qu’un moulin, et les bras aussi longs que les ailes du moulin; mais de quelle supposition peut partir un homme sensé pour se persuader que la moitié de la lune est entrée dans une manche, et qu’un Sammonocodom est descendu du ciel pour venir jouer au cerf-volant à Siam, couper une forêt, et faire des tours de passe-passe?

 

Les plus grands génies peuvent avoir l’esprit faux sur un principe qu’ils ont reçu sans examen. Newton avait l’esprit très faux quand il commentait l’Apocalypse.

 

Tout ce que certains tyrans des âmes désirent, c’est que les hommes qu’ils enseignent aient l’esprit faux. Un fakir élève un enfant. qui promet beaucoup; il emploie cinq ou six années à lui enfoncer dans la tête que le dieu Fo apparut aux hommes en éléphant blanc, et il persuade l’enfant qu’il sera fouetté après sa mort pendant cinq cent mille années, s’il ne croit pas ces métamorphoses. Il ajoute qu’à la fin du monde l’ennemi du dieu Fo viendra combattre contre cette divinité.

 

L’enfant étudie et devient un prodige; il argumente sur les leçons de son maître; il trouve que Fo n’a pu se changer qu’en éléphant blanc, parce que c’est le plus beau des animaux. « Les rois de Siam et du Pégu, dit-il, se font la guerre pour un éléphant blanc; certainement, si Fo n’avait pas été caché dans cet éléphant, ces rois n’auraient pas été si insensés que de combattre pour la possession d’un simple animal.

 

« L’ennemi de Fo viendra le défier à la fin du monde; certainement cet ennemi sera un rhinocéros, car le rhinocéros combat l’éléphant. » C’est ainsi que raisonne dans un âge mûr l’élève savant du fakir, et il devient une des lumières des Indes; plus il a l’esprit subtil, plus il l’a faux; et il forme ensuite des esprits faux comme lui.

 

On montre à tous ces énergumènes un peu de géométrie, et ils l’apprennent assez facilement; mais, chose étrange! leur esprit n’est pas redressé pour cela; ils aperçoivent les vérités de la géométrie, mais elle ne leur apprend point à peser les probabilités; ils ont pris leur pli; ils raisonneront de travers toute leur vie, et j’en suis fâché pour eux.

 

Il y a malheureusement bien des manières d’avoir l’esprit faux:

 

1° de ne pas examiner si le principe est vrai, lors même qu’on en déduit des conséquences justes; et cette manière est commune

 

2° De tirer des conséquences fausses d’un principe reconnu pour vrai. Par exemple, un domestique est interrogé si son maître est dans sa chambre, par des gens qu’il soupçonne d’en vouloir à sa vie: s’il était assez sot pour leur dire la vérité, sous prétexte qu’il ne faut pas mentir, il est clair qu’il aurait tiré une conséquence absurde d’un principe très vrai.

 

Un juge qui condamnerait un homme qui a tué son assassin, parce que l’homicide est défendu, serait aussi inique que mauvais raisonneur.

 

De pareils cas se subdivisent en mille nuances différentes. Le bon esprit, l’esprit juste, est celui qui les démêle: de là vient qu’on a vu tant de jugements iniques; non que le cœur des juges fût méchant, mais parce qu’ils n’étaient pas assez éclairés.

VOLTAIRE Dictionnaire philosophique
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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 21:56

  Où l'on voit que l'eau coule sous les ponts...

            Fontaine-1.jpg

Le Loup, la Chèvre et le Chevreau

La Bique allant remplir sa traînante mamelle
Et paître l'herbe nouvelle,
Ferma sa porte au loquet,
Non sans dire à son Biquet :
Gardez-vous sur votre vie
D'ouvrir que l'on ne vous die,
Pour enseigne et mot du guet :
Foin du Loup et de sa race !
Comme elle disait ces mots,
Le Loup de fortune passe ;
Il les recueille à propos,
Et les garde en sa mémoire.
La Bique, comme on peut croire,
N'avait pas vu le glouton.
Dès qu'il la voit partie, il contrefait son ton,
Et d'une voix papelarde
Il demande qu'on ouvre, en disant Foin du Loup,
Et croyant entrer tout d'un coup.
Le Biquet soupçonneux par la fente regarde.
Montrez-moi patte blanche, ou je n'ouvrirai point,
S'écria-t-il d'abord. (Patte blanche est un point
Chez les Loups, comme on sait, rarement en usage.)
Celui-ci, fort surpris d'entendre ce langage,
Comme il était venu s'en retourna chez soi.
Où serait le Biquet s'il eût ajouté foi
Au mot du guet, que de fortune
Notre Loup avait entendu ?
Deux sûretés valent mieux qu'une,
Et le trop en cela ne fut jamais perdu.


 

Je n’ai jamais su pourquoi, mais c’était cette fable là, et pas une autre. Mais n’ayant pas forcément besoin de raison, je m’évertuais tous les soirs à la lire inlassablement à un petit bouchon d’à peine quelques années.

 

Cela c’est poursuivi pendant des mois et même des années, certainement plusieurs centaines de fois, et nous la connaissions par cœur toutes les deux. Je crois bien qu’elle restera gravée à jamais dans nos mémoires.

 

Bien entendu,  j’en avais parfois assez de répéter sans cesse les mêmes vers, et par chance, j’ai quand même  pu négocier d’autres lectures. Mais je n’y suis pliée sans peine, la complicité naissante qui a commencé à s’établir à ce moment là ne m’a jamais fait regretté ce sacrifice (parce qu’il arrivait que parfois, à une heure où j’avais souvent les paupières lourdes, c’en était vraiment un !).

 

 

Le simple fait de revoir ces mots me transporte des années en arrière, et pourtant c’était il y a plus de dix ans. Je crois que cette fable témoignera toujours d’un temps qui n’était pas forcément le meilleur, mais a coulé comme l’eau d’une fontaine et s’est désormais enfui. Un temps où étant toute occupée à bâtir ma vie, je ne me rendais pas compte que tout compte fait, tout en construisant les autres, je me construisais aussi moi-même.
Et c'est la seule chose qui compte vraiment.


Aprés tout, tant qu'on n'est pas à reculons...

 

Merci Monsieur de la Fontaine !

Fontaine-2.jpg

 

 



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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 22:38
... Attention à ne pas tomber dans le panneau  !

St-Victor-de-Cessieu.jpg

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 22:31
Qui a peur de l'orage ?


Le ciel, c’est beau.
 

 

 

Mais la météo citoyenne, c’est pas mal non plus, et en plus, ça change encore plus vite que les orages de printemps. Impossible de s’ennuyer.

 

On a parfois à peine le temps de mettre ses lunettes de soleil, qu’on se prend un gros grelon dans la caboche…

 

 

 

 

En ce moment, j’aime bien observer le temps qu’il fait, la période s'y prête bien.

 

Mais ce que j’apprécie le plus, c’est de voir les expressions et autres grimaces de ceux qui se prennent la saucée. Sans compter le plaisir de découvrir l’air guilleret de ceux qui sont en train de se passer la pommade sur les coups de soleil, sans trop calculer les quelques gaziers qui pompent derrière pour aspirer la couche d’ozone.

 

 

 

 

 

Ciel-3.jpg-« Maitresse, il pleut… »

 

-« Tais-toi, Toto. Il faut sourire avec toutes tes dents et surtout, dis bien bonjour au monsieur que tu vois là, juste au milieu »

 

-« Oui, mais maitresse, j’ai l’impression d’être un coq sur un tas de fumier… »

 

-« C’est normal, mon petit, pour être digne de tous tes ancêtres, il faut chanter encore plus fort. Tiens-toi tranquille sinon je vais appeler les partenaires sociaux ! »

 

 



Quant à ceux qui sont plantés là, les deux pieds dans la flaque, en train d’expliquer pourquoi ils sont trempés comme des rats, c’est un pur ravissement.

En étant attentif, on apprend quand même pas mal de choses étonnantes en matière de météorologie, cette science qui, on le sait bien, n'est pas très exacte.

 

 
D’abord, il faut bien savoir que quand il a plu, on n’est pas mouillé, mais plutôt rafraîchi. C’est une nuance de taille.

   

 

Mais bon, on s’est pris une bonne rincée tout de même, même si on a bien l’intention de montrer comment on s’est bien débrouillé pour passer entre les gouttes.

 

Et puis, il faut prendre en compte tous les facteurs, hein !
...Il y avait trop de vent… et les courants marins, les ailes de papillons et les cris des oiseaux migrateurs qui ont détraqué les éléments. Tout ça, quoi... Ah oui, la température de l'eau de la baignoire, aussi...

Pour dire que c'est surtout pas parce qu'on a chanté tellement faux qu'on a déchaîné les éléments...

Et aussi que, sans tous ces mauvais hasards, ben on ne serait pas mouillé, quoi… pas de chance quand même !

 

 

 

Mais puisque c’est comme ça, il faut que tout le monde mette ses petits sous dans la tirelire pour pouvoir partir dans les pays chauds… faudra quand même penser à la mousson, on ne sait jamais, quand on n’a pas de bol, parfois ça dure.

 

De toute façon, la prochaine fois, on prévoira un parapluie et on essayera de ne pas se mettre sous la gouttière aussi… Tant qu’à faire.

 

 

 

 Ciel-2.jpg

 

 

 

Euh… et se construire un toit sur la tête, ça ne serait pas une mauvaise idée, non ? 

Avec une bonne charpente, de solides poutres et des vrais tuiles en terre cuite, par exemple ?

 

 

 

Allez, je laisse le bénéfice du doute à ceux qui ont à peine eu le temps de commencer les travaux.
Quand aux autres, il va peut être falloir quitter le camping …

 

 
 

 

 
Bref, c’était la fête à la grenouille, mais là, le ciel est plutôt bleu…

 

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 21:00

Moi je vais bien.

 

Mais c’est lui…

 

Ca a commencé par un râle presque imperceptible… Rhaaaaa…aaa…aa…a

 

Je ne savais pas qu’il parlait, le bougre. Alors je l’ai regardé droit dans l’œil et subitement il est resté tétanisé. Sur le coup, je me suis pas inquiétée, ça fait ça parfois, c’est la vie...

 

 

 

Mais quand j’ai vu qu’il n’arrivait même pas à remballer son goupillon, j’ai senti qu’on allait avoir des soucis, tous les deux.

 

 

 

Comme j’étais contrariée, j’ai préférée le laisser à des mains expertes, avant que je lui torde le cou de m’avoir plantée comme ça après seulement quatre mois de vie commune.

 
Il faudra quand même que le prochain ait un peu plus de caractère…

 

 PARIS-067.jpg

Ce cliché n’a pas été retouché,
c’était un jour de grande inspiration psychédélique.

 

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 22:18
...et vieilles caillasses...

Biol-le-Haut-1.jpg



Belmont-2.jpg

Belmont-1.jpg

C'est à l'âge de bronze que les premiers murs de terre ont été édifiés en Gaule méridionale, selon la méthode importée par les Hellènes et les Carthaginois. Les romains connaissaient le pisé mais lui préféraient la pierre, ils ont cependant exporté la technique en Europe du Nord et en Angleterre. Les Chinois ont aussi développé ce procédé et l'ont utilisé pour plusieurs tronçons de la Grande Muraille. Chez nous, le pisé semble avoir disparu au Moyen-Age, période de l'apogée du torchis, avant de connaître un renouveau aux 18ème et 19ème siècles, sous l'impulsion de François Cointeraux (1740-1830), un lyonnais, professeur d'architecture.

 

"Le pisé est un procédé d'après lequel on construit les maisons avec de la terre, sans la soutenir par aucune pièce de bois, et sans la mélanger de paille ni de bourre. Il consiste à battre, lit par lit, entre des planches, à l'épaisseur des murs ordinaires, de la terre préparée à cet effet. Ainsi battue, elle se lie, prend de la consistance, et forme un mélange homogène qui peut être élevé à toutes les hauteurs données pour les habitations"

 

En 1786, François Cointeraux élève sa première maison incombustible en pisé, ce qui lui vaut le premier prix de l'Académie d'Amiens, sur le moyen le plus simple et le moins dispendieux de prévenir et d'éviter les incendies dans les campagnes. Hélas une conjuration de maçons, charpentiers et marchands de bois détruira son modèle et le chassera d'Amiens. En 1789, il remporte le prix de la Société Royale d'Agriculture de Paris pour le plan d'une ferme incombustible. En 1808, il est appelé par Napoléon pour construire les premières casernes et maisons de Napoléon-Vendée, ville fondée de toute pièce par l'empereur, qui deviendra La-Roche-sur-Yon. Cointeraux a publié 35 titres qui seront traduits et diffusés dans toute l'Europe, aux USA, et en Australie.

Biol-le-Haut-2.jpg

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 21:15
Foot.jpg
- Je te dis qu'il n'y a pas de terrain de foot ici !!!

- Mais si, regarde, en creusant, on va surement trouver l'herbe...
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 22:03

Mouette-6.jpg
IMAGINEZ : …Vous êtes vautré sur votre serviette de plage, le nez cramoisi et le neurone dans un semi-sommeil hypnotique… Le soleil tape et le murmure des vagues vous berce doucement.


Quand tout à coup :

 

 

Mouette-3.jpgHihihihiaaÂÂÂRR !!!!

 

Une ombre passe au dessus de votre tête et se pose à quelques mètres de votre indolente personne… Il aurait peut être fallu se mettre plus loin de la poubelle…





Mouette-8.jpgTant pis, vous retombez en apathie pendant quelques instant mais une voix humaine attire votre attention…

 



« Lebrac ! ‘tention, c’est pour toi !!! »

 







Mouette-1.jpgCela vous rappelle vaguement quelque chose, donc vous tendez l’oreille… Mais vous êtes encore trop endolori pour ouvrir un œil…

 

« Tu vas voir, elle a une technique infaillible pour ouvrir les boites de sardine… »






Mouette-4.jpg« ROGNTUDJÛÛ… Pouahhh !!! Mais il y a de la fraise dans ces sardines !!!!! »

 



« Ah oui, tu aimes ? C’est une recette à moi … »








Mouette-7.jpgHihihihiiiiaaaaaaAAAAÂÂÂRR !!!!


 

« RRÂÂH ! ‘pouvez pas la faire taire, cette bestiole !!! »







Mouette-2.jpg« Mouarf, elle est tellement contente depuis que je lui ai fabriqué un camarade en métal avec du scotch et un petit moteur pour lui tenir compagnie… »










Vous ouvrez les yeux… personne …

 

… à part les mouettes…

 

Là, dans le ciel, la mouette à moteur

Mouette-5.jpg

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:43

Lorsque le regard d’un enfant survole la mer, il y voit les monstres marins et les navires rutilants, la liberté des pêcheurs et les aventures des corsaires…

Sur-le-quai.jpg

 

… les châteaux de sable engloutis par les vagues, peut être les puits de pétrole enfouis dans les profondeurs des déserts…

Sur-la-plage-1.jpg

 

 

Et parfois même des sirènes…


Sur-la-plage-2.jpg

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 19:05
La légende qu'on vous a toujours caché...


Le-chat-de-St-Pierre.jpg

St Pierre était dans son jardin, par une nuit de mai, abrité des vents marins par le mur de l’église.
 

Le vacarme des grenouilles était assourdissant, et il se demandait comment les faire taire. Mais sa minérale condition ne lui permettait pas d’intervenir, tout au plus pouvait-il communiquer mentalement avec son ami le chat qui se tenaient tous les soirs à ses pied.

 

 

 

« Je n’y croaaa pas, se dit-il ! Quel tintamarre … Je serais tellement mieux ailleurs »

 

 

 
Il décida donc d'aller s'abriter derrière les murs épais de l'église. Par chance, il avait gardé la clé.
Il retourna donc dans sa barque, après tout il n’y était pas si mal que ça …

St-Pierre.jpg

 

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