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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 15:18

Ce n’est pas le chemin qui est difficile,

 

c’est le difficile qui est le chemin.

 

Kierkegaard

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:22

 

Il nous faudrait parler mais la digue nous bâillonne,

Il nous faudrait croire mais la vanité nous aiguillonne,

Il nous faudrait attendre mais la fièvre nous taraude,

Soit, étalons-nous contre le mur devant le peuple qui maraude…

 

Nous trouverons des médaillons, des figures, des métaphores,

Des mots ruisselants, des réparties, des missives en or,

Des marchandages, des fabulations et des mirages, encore,

Des prétextes de fauconnier, des passes agiles de toréadors…

 

Les frôlements fusent, les vapeurs ravies deviennent chaudes,

La multitude de feux s’évitent, mais l’attente vire à l’émeraude,

Il est temps de bloquer le porche sous les traits des lances qui sonnent,

Il nous faudrait parler mais la digue nous bâillonne…

 

 


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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 22:03

Est-ce ma faute à moi si vous n'êtes pas grands ?
Vous aimez les hiboux, les fouines, les tyrans,
Le mistral, le simoun, l'écueil, la lune rousse ;
Vous êtes Myrmidon que son néant courrouce ;

Hélas ! l'envie en vous creuse son puits sans fond,
Et je vous plains. Le plomb de votre style fond
Et coule sur les noms que dore un peu de gloire,
Et, tout en répandant sa triste lave noire,
Tâche d'être cuisant et ne peut qu'être lourd.
Tortueux, vous rampez après tout ce qui court ;
Votre oeil furieux suit les grands aigles véloces.
Vous reprochez leur taille et leur ombre aux colosses ;

On dit de vous : - Pygmée essaya, mais ne put.-
Qui haïra Chéops si ce n'est Lilliput ?
Le Parthénon vous blesse avec ses fiers pilastres ;
Vous êtes malheureux de la beauté des astres ;
Vous trouvez l'océan trop clair, trop noir, trop bleu ;
Vous détestez le ciel parce qu'il montre Dieu ;
Vous êtes mécontents que tout soit quelque chose ;
Hélas, vous n'êtes rien. Vous souffrez de la rose,
Du cygne, du printemps pas assez pluvieux.
Et ce qui rit vous mord. Vous êtes envieux
De voir voler la mouche et de voir le ver luire.
Dans votre jalousie acharnée à détruire
Vous comprenez quiconque aime, quiconque a foi,
Et même vous avez de la place pour moi !
Un brin d'herbe vous fait grincer s'il vous dépasse ;
Vous avez pour le monde auguste, pour l'espace,
Pour tout ce qu'on voit croître, éclairer, réchauffer,
L'infâme embrassement qui voudrait étouffer.
Vous avez juste autant de pitié que le glaive.
En regardant un champ vous maudissez la sève ;
L'arbre vous plaît à l'heure où la hache le fend ;
Vous avez quelque chose en vous qui vous défend
D'être bons, et la rage est votre rêverie.
Votre âme a froid par où la nôtre est attendrie ;
Vous avez la nausée où nous sentons l'aimant ;
Vous êtes monstrueux tout naturellement.
Vous grondez quand l'oiseau chante sous les grands ormes.
Quand la fleur, près de vous qui vous sentez difformes,
Est belle, vous croyez qu'elle le fait exprès.
Quel souffle vous auriez si l'étoile était près !
Vous croyez qu'en brillant la lumière vous blâme ;
Vous vous imaginez, en voyant une femme,
Que c'est pour vous narguer qu'elle prend un amant,
Et que le mois de mai vous verse méchamment
Son urne de rayons et d'encens sur la tête ;
Il vous semble qu'alors que les bois sont en fête,
Que l'herbe est embaumée et que les prés sont doux,
Heureux, frais, parfumés, charmants, c'est contre vous.
Vous criez : au secours ! quand le soleil se lève.
Vous exécrez sans but, sans choix, sans fin, sans trêve,
Sans effort, par instinct, pour mentir, pour trahir ;
Ce n'est pas un travail pour vous de tout haïr,
Fourmis, vous abhorrez l'immensité sans peine.
C'est votre joie impie, âcre, cynique, obscène.
Et vous souffrez. Car rien, hélas, n'est châtié
Autant que l'avorton, géant d'inimitié !
Si l'oeil pouvait plonger sous la voûte chétive
De votre crâne étroit qu'un instinct vil captive,
On y verrait l'énorme horizon de la nuit ;
Vous êtes ce qui bave, ignore, insulte et nuit ;
La montagne du mal est dans votre âme naine.

Plus le coeur est petit, plus il y tient de haine.

 

Victor Hugo

 

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 19:36



L'homme qui réclame la liberté,
c'est au bonheur qu'il pense.

Claude Aveline

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 13:07



Créer la liberté
à l'intérieur de la nécessité
est sans doute
la moins mauvaise définition
de l'amour.

Jacques de Bourbon Busset

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:25

A tous ceux qui se reconnaitrons

Et autres spécimens de presse-citron :

 

Hier, aujourd’hui et pour toujours,

Ma position en amitié comme en amour,

Est de m’accommoder de vos petits travers

Et composer avec votre caractère.

 

Mais ne manquez pas de songer sans détour,

Qu’il demeure fermement un point de non-retour,

Celui où mon cœur farouche se révélera sévère

A l’instant où il soupçonnera misère.

 

Car tolérance, compréhension et humour,

Ne doivent pas ameuter la nuée de vautours.

Et abuser de l’indulgence de la pâtissière,

Ne peut que mettre le feu à la poudrière.


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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 21:32

CHAPITRE XVII



Le petit prince, une fois sur terre, fut bien surpris de ne voir personne.
Il avait déjà peur de s'être trompé de planète, quand un anneau couleur de lune remua dans le sable.


-Bonne nuit, fit le petit prince à tout hasard.

-Bonne nuit fit le serpent.


-Sur quelle planète suis-je tombé? demanda le petit prince.

-Sur la Terre, en Afrique, répondit le serpent.


-Ah!… Il n'y a donc personne sur la Terre?


-Ici c'est le désert. Il n'y a personne dans les déserts. La Terre est grande, dit le serpent.


Le petit prince s'assit sur une pierre et leva les yeux vers le ciel:


-Je me demande, dit-il, si les étoiles sont éclairées afin que chacun puisse un jour retrouver la sienne. Regarde ma planète. Elle est juste au-dessus de nous… Mais comme elle est loin!


-Elle est belle, dit le serpent. Que viens-tu faire ici?


-J'ai des difficultés avec une fleur, dit le petit prince.


-Ah! fit le serpent.


Et ils se turent.


-Oû sont les hommes ? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert…

 -On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 14:33

CHAPITRE IX

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages.
Au matin du départ il mit sa planète bien en ordre. Il ramona soigneusement ses volcans en activité. Il possédait deux volcans en activité. Et c'était bien commode pour faire chauffer le petit déjeuner du matin. Il possédait aussi un volcan étent. Mais, comme il disait, "On ne sait jamais!" Il ramona donc également le volcan éteint. S'ils sont bien ramonés, les volcans brûlent doucement et régulièrement, sans éruptions. les éruptions volcaniques sont comme des feux de cheminée. Evidemment sur notre terre nous sommes beaucoup trop petits pour ramoner nos volcans. C'est pourquoi ils nous causent tant d'ennuis.
Le petit prince arracha aussi, avec un peu de mélancolie, les dernières pousses de baobabs. Il croyait ne plus jamais devoir revenir. Mais tout ces travaux familiers lui parurent, ce matin-là, extrèmement doux.

Et, quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l'abri sous son globe, il se découvrit l'envie de pleurer.



-Adieu, dit-il à la fleur.
Mais elle ne lui répondit pas.

-Adieu, répéta-t-il.


La fleur toussa. Mais ce n'était pas à cause de son rhume.


 -J'ai été sotte, lui dit-elle enfin. Je te demande pardon. Tâche d'être heureux.

Il fut surpris par l'absence de reproches. Il restait là tout déconcentré, le globe en l'air. Il ne comprennait pas cette douceur calme.

-Mais oui, je t'aime, lui dit la fleur. Tu n'en a rien su, par ma faute. Cela n'a aucune importance.
Mais tu as été aussi sot que moi. Tâche d'être heureux… Laisse ce globe tranquille. Je n'en veux plus.

-Mais le vent…

 -Je ne suis pas si enrhumée que ça… L'air frais de la nuit me fera du bien. Je suis une fleur.


-Mais les bêtes…

-Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons. Il paraît que c'est tellement beau. Sinon qui me rendra visite? Tu seras loin, toi. Quant aux grosses bêtes, je ne crains rien. J'ai mes griffes.

Et elle montrait naivement ses quatre épines. Puis elle ajouta :

-Ne traîne pas comme ça, c'est agaçant. Tu as décidé de partir. Va-t'en.


Car elle ne voulait pas qu'il la vît pleurer. C'était une fleur tellement orgueilleuse…


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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 23:31

Ce qui compte dans l'homme, c'est le moulin à vent.

Yvan AUDOUARD


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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 21:59

DEDICACE

A Léon Werth.

Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :

A Léon Werth quand il était petit garçon

 

 

PREMIER CHAPITRE



Lorsque j'avais six ans j'ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s'appelait "Histoires Vécues". Ca représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin.

 

On disait dans le livre: "Les serpents boas avalent leur proie tout entière, sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant les six mois de leur digestion".

J'ai alors beaucoup réfléchi sur les aventures de la jungle et, à mon tour, j'ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon premier dessin.

Mon dessin numéro 1. Il était comme ça:

 

J'ai montré mon chef d'oeuvre aux grandes personnes et je leur ai demandé si mon dessin leur faisait peur.

Elles m'ont répondu: "Pourquoi un chapeau ferait-il peur?"

Mon dessin ne représentait pas un chapeau. Il représentait un serpent boa qui digérait un éléphant. J'ai alors dessiné l'intérieur du serpent boa, afin que les grandes personnes puissent comprendre. Elles ont toujours besoin d'explications. Mon dessin numéro 2 était comme ça:

 

Les grandes personnes m'ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés, et de m'intéresser plutôt à la géographie, à l'histoire, au calcul et à la grammaire. C'est ainsi que j'ai abandonné, à l'âge de six ans, une magnifique carrière de peinture. J'avais été découragé par l'insuccès de mon dessin numéro 1 et de mon dessin numéro 2. Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours leur donner des explications.

J'ai donc dû choisir un autre métier et j'ai appris à piloter des avions. J'ai volé un peu partout dans le monde. Et la géographie, c'est exact, m'a beaucoup servi. Je savais reconnaître, du premier coup d'oeil, la Chine de l'Arizona. C'est utile, si l'on est égaré pendant la nuit.

J'ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux. J'ai beaucoup vécu chez les grandes personnes. Je les ai vues de très près. Ça n'a pas trop amélioré mon opinion.

Quand j'en rencontrais une qui me paraissait un peu lucide, je faisais l'expérience sur elle de mon dessin no.1 que j'ai toujours conservé. Je voulais savoir si elle était vraiment compréhensive. Mais toujours elle me répondait: "C'est un chapeau." Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni d'étoiles. Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridge, de golf, de politique et de cravates. Et la grande personne était bien contente de connaître un homme aussi raisonnable.

 

 

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