Des photos parce que j'aime ça, des commentaires intempestifs, parce que je ne peux vraiment pas m'en empêcher ... et je crois bien que je vais encore trouver autre chose !
J'ai appris récemment, en écoutant des conversations masculines (qu'est-ce que j'aime ça !), qu’en France, le Dauphiné était une des régions ou l'on trouvait des femmes au physique le plus caractéristique.
Tiens donc… ???
N’ayant jamais vraiment identifié un type morphologique féminin spécial dans ma belle province, je me suis donc inquiétée de savoir comment elle était sensée être, cette fameuse dauphinoise.
La suite de cet article est à déconseiller aux enfants et personnes sensibles, faudra pas venir me faire des reproches, hein !
La dauphinoise, qu’on se le dise, est grande de taille et assez charpentée.
Ses cheveux ne sont pas vraiment bruns, mais pas vraiment blonds. On dira donc châtain clair. Comme elle est très sportive, elle les porte courts, pour ne pas être gênée par des mèches rebelles lorsqu’elle saute en élastique.
Elle a les hanches étroites mais une poitrine plutôt opulente, qu’elle camoufle généralement sous des grands sweats bleu marine. Elle porte également des jeans de coupe années 80, ainsi que des pataugas, voire même des Kickers (dingue !) ce qui fait que les fétichistes de la région doivent se rabattre sur ses chaussettes -le plus souvent en laine chinée- qu'elle porte de façon très sexy.
La taille des paumes de ses mains lui permet une assurance en toute circonstance, vu qu’après un simple serrage de pinces, personne ne se risquerait plus à lui provoquer la moindre contrariété.
Je dois avouer que ces informations m’ont laissée un peu dubitative. Je vous rappelle que l’on parle de femmes et non pas de dragons, ce qui serait beaucoup moins inquiétant.
Celle là, il vaut mieux ne pas la croiser la nuit dans une ruelle sombre de Grenoble, parce qu’elle pourrait vous arracher la tête rien qu’en essayant de chercher son rouge à lèvre dans son sac à main… Mais bon, comme elle ne met jamais de rouge à lèvres, et qu’en plus elle n’a pas de sac à main mais plutôt un sac à dos de randonnée, le risque est bien moindre.
Mais la description correspond quand même à une espèce de boudin au cheveu blafard et filasse, taillé comme les statues du facteur Cheval (Ah oui, il avait déjà appréhendé la chose à son époque, celui là…c’était donc déjà comme ça…) et féminine comme une bombe de mousse à raser.
Alors, je m'insurge vivement contre ces préjugés éhontés, et bien qu’on en trouve certainement un peu comme ça ici (j’avoue, j’en ai rencontré quelques-unes, mais pas beaucoup…), il doit y en avoir aussi dans tous les coins de France (elles se reproduisent), et je suis convaincue que les belles bretonnes se défendent aussi très bien (en cas d’attaque-missile au Chouchen).
Non, je le dis haut et fort, le boudin dauphinois ne passera pas !!!
Pfff, à faire courir des bruits comme ça, il y en a qui ne se rendent pas compte à quel point cela peut nuire au tourisme régional… Qui va braver de tels dangers pour venir découvrir la beauté du Vercors (et risquer de rencontrer une yetie) ou pour lézarder sur les plages du lac de Paladru (en compagnie de Madame Nessie) ???
Sans compter le risque d’être empoisonné par des gratins aux noix ou des tartes aux patates camouflés sous les appellations « terroir » que son esprit machiavélique sait si bien inventer depuis la nuit des temps …
Mais bon, quand on se fait aligner sur les pistes noires, il faut bien se venger un peu… mais mon Dieu, que c’est petit…
Bah, moi je m’en fiche, je suis immigrée…