Des photos parce que j'aime ça, des commentaires intempestifs, parce que je ne peux vraiment pas m'en empêcher ... et je crois bien que je vais encore trouver autre chose !
En effet, j’ai toujours mon appareil photo sur moi, et toujours la dégaine aussi facile.
Lorsque mon œil perpétuellement aux aguets sonne l’alarme (Bip Bip… à gauche toute : reflet du soleil levant sur petit étang derrière un rideau de peupliers… Biiiiiip) et que la situation ne me permet pas de commettre le méfait sans provoquer un grave accident avec le 38 tonnes qui me colle le train, ou arriver en retard au boulot, il m’arrive bien souvent de revenir sur les lieux du crime pas encore commis pour accomplir ma sombre besogne.
Donc pour les photos, pas de souci, j’ai toujours de la réserve.
C’est pour l’écriture que c’est plus difficile.
Ce n'est pas que je n’aie pas envie d’écrire, au contraire, mais la grande lucidité qui me caractérise m'a, ce matin, brutalement ouvert les yeux : en ce moment, j’ai tout de même du mal à trouver des sujets qui m'enflamment et qui me font me précipiter sur mon clavier pour me lâcher dans les élucubrations verbales envolées.
Alors il y a le manque de temps, bien sûr : Trois vampires à nourrir, un boulot à plein temps, des activités personnelles et d’autres bénévoles (faut-il être bête!), des travaux incessants (le 4ème vampire), une campagne municipale qui se précise (oui, j’en suis…), des envies subites et salvatrices de ne rien foutre…
Je peux en trouver, des excuses…
Mince, j‘ai oublié de parler du linge à laver et du ménage à faire… Mais non, je rigole, je ne vais pas en parler…. Vous avez eu chaud, hein !
Mais ceux qui suivent auront compris dans un article précédent que l’excuse du temps ne me convient pas vraiment.
Il ne s'agit donc pas forcement du manque de temps, car je mets un point d'honneur à ne renoncer à rien à cause de lui (mes amis peuvent en témoigner, scout toujours !).
Ce n'est pas toujours facile, mais je dois avouer que j'y suis toujours arrivée même si ça a parfois été au prix de transpirations excessives de mon muscle cérébral (mon neurone, quoi), qui occasionnellement se permet de hurler, sous forme d'alerte rouge, son besoin de se vautrer devant une émission débile de télé, au chaud sous la couette.
Mais de ceci découle tout de même, je l'avoue, un manque de disponibilité d'esprit générale qu'il faut bien gérer également.
Je me trouve donc confronté à un problème existentiel face à ma réserve de matière grise disponible, et c'est ce à quoi je pensais ce matin en trouvant mon blog illustré mais bien peu rédigé.
Pas que ce blog soit d’une importance vitale, mais je garde avec lui un petit lien affectif… J'ai envie de le bichonner, de le choyer, de le pomponner (caresser, couver, dorloter, gâter, soigner... j'adoooore les dictionnaires de synonymes...).
De plus, il est vrai qu'entre la photo et le texte, j'ai un jour choisi de ne pas choisir, comme je le fais souvent et j'ai toujours une complaisance particulière pour mes choix (c'est très arrogant, je sais, mais je peux faire encore mieux…)
De plus, j’aime écrire aussi, même si c'est meurtrier (décidément, lire ce blog devient de plus en plus dangereux, je vous aurais prévenu).
D’autant que lorsque l’étape laborieuse de la recherche du thème d’inspiration est passée, le reste vient souvent tout seul et les mots se succèdent gaillardement, pour se poser sur l'écran telle l'abeille se pose sur le pot de miel, le papillon sur le pistil de la fleur, la mouche sur… ok, c'est bon, je vois que vous avez compris…
Pour résoudre ce sombre embarras, je suis donc allée fouiller dans le document qui me sert de réserve d'idées, et j'ai pu constater que je ne manquais pas de vieilleries à exploiter, de débuts de textes jamais finis, de concepts listés qui n'ont jamais été exploités et d'élucubrations diverses.
Donc j'ai trouvé la solution pour faire face à cette surcharge momentanée :
je vais vous servir de l'antiquaillerie, du réchauffé, de la romanesque moisissure.
Ca vous donnera un peu l'impression de chiner dans une brocante, sans jamais savoir si l'objet convoité vient du siècle dernier ou de Chine.
Oui toi, cher lecteur, tu vas te retrouver en même temps dans la peau de Benjamin Gates et Indiana Jones, afin d'analyser et authentifier la fraîche mouture pour l'isoler du parchemin avarié. J'espère que tu aimes l'aventure...
Sur ces bonnes résolutions, je vous laisse, car bien entendu, je suis débordée ce matin : il faut que j'aille passer l'aspirateur, répondre à la CAF qui me harcelle, déboucher la baignoire, étendre le linge, faire la vaisselle, ranger le garage, préparer le repas, faire une petite séance de gymnastique pour être en forme pour le reste…