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Des photos parce que j'aime ça, des commentaires intempestifs, parce que je ne peux vraiment pas m'en empêcher ... et je crois bien que je vais encore trouver autre chose !

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Comment les riches détruisent le monde


    Issu du monde diplomatique, cet article de Hervé Kempf a titillé mon neurone. Il y explique que la dégradation de notre planete pourrait être en corrélation avec la crise sociale dans le monde, chaque classe sociale assayant d'imiter celle qui est supérieure à la sienne, et entrainant ainsi par ricochet des comportements gaspilleurs et destructeurs pour l'environnement.




"Comment les riches détruisent le monde

Et si la dégradation de l’environnement était intimement liée à la crise sociale dans le monde ? En effet, ceux qui détiennent les leviers politiques et financiers sont aussi les promoteurs d’un modèle de consommation à outrance, dévastateur pour la planète... mais imité par les couches moyennes. Que ceux du haut de l’échelle misent sur la décroissance, et l’effet d’entraînement est assuré... La préservation de la terre passe par plus d’égalité."




    Je passerai sur la définition du péril écologique dans lequel nous vivons, car ce n'est pas ce qui m'a interpellé le plus dans cet article. C'est une question sur laquelle je suis très partagée, mais on y reviendra peut-être un jour.
    Hervé Kempf utilise dans son article les études de l'économiste Thorstein Veblen qui a travaillé principalement sur la psychologie de la consommation au début du vingtième siècle.



"Pourquoi cela est-il un moteur de la crise écologique ? Pour le comprendre, il nous faut nous tourner vers le grand économiste Thorstein Veblen, dont la pensée était rangée par Raymond Aron au même niveau que celles de Carl von Clausewitz ou d’Alexis de Tocqueville. Bien oubliée aujourd’hui, elle n’en présente pas moins une saisissante pertinence.

Résumons-la à l’extrême. Que disait Veblen ? Que la tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine. Chacun d’entre nous a une propension à se comparer aux autres, et cherche à manifester par tel ou tel trait extérieur une petite supériorité, une différence symbolique par rapport aux personnes avec lesquelles il vit. Veblen ne prétendait pas que la nature humaine se réduit à ce trait, il ne le jugeait pas d’un point de vue moral, il le constatait. S’appuyant sur les nombreux témoignages des ethnographes de son époque, il constatait aussi que cette forme de rivalité symbolique s’observe dans toutes les sociétés.

De surcroît, poursuivait-il, toutes les sociétés produisent assez aisément la richesse nécessaire pour satisfaire leurs besoins de nourriture, de logement, d’éducation des enfants, de convivialité, etc. Pourtant, elles produisent généralement une quantité de richesses bien supérieure à la satisfaction de ces besoins. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de permettre à leurs membres de se distinguer les uns des autres.

Veblen constatait ensuite qu’existent le plus souvent plusieurs classes au sein de la société. Chacune d’entre elles est régie par le principe de la rivalité ostentatoire. Et, dans chaque classe, les individus prennent comme modèle le comportement en vigueur dans la couche sociale supérieure, qui montre ce qu’il est bien, ce qu’il est chic de faire. La couche sociale imitée prend elle-même exemple sur celle qui est située au-dessus d’elle dans l’échelle de la fortune. Cette imitation se reproduit de bas en haut, si bien que la classe située au sommet définit le modèle culturel général de ce qui est prestigieux, de ce qui en impose aux autres.

Que se passe-t-il dans une société très inégalitaire ? Elle génère un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people » sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant.

Comment alors l’oligarchie bloque-t-elle les évolutions nécessaires pour prévenir l’aggravation de la crise écologique ? Directement, bien sûr, par les puissants leviers – politiques, économiques et médiatiques – dont elle dispose et dont elle use afin de maintenir ses privilèges. Mais aussi indirectement, et c’est d’une importance équivalente, par ce modèle culturel de consommation qui imprègne toute la société et en définit la normalité.

Nous rebouclons maintenant avec l’écologie. Prévenir l’aggravation de la crise écologique, et même commencer à restaurer l’environnement, est dans le principe assez simple : il faut que l’humanité réduise son impact sur la biosphère. Y parvenir est également en principe assez simple : cela signifie réduire nos prélèvements de minerais, de bois, d’eau, d’or, de pétrole, etc., et réduire nos rejets de gaz à effet de serre, de déchets chimiques, de matières radioactives, d’emballages, etc. Ce qui signifie réduire la consommation matérielle globale de nos sociétés. Une telle réduction constitue le levier essentiel pour changer la donne écologique."




    Hervé Kempf nous affirme ensuite que c'est des pays développés que doit venir l'impulsion d'une nouvelle consommation, ce qui n'est pas une surprise, mais aussi que "C’est à l’ensemble des classes moyennes occidentales que doit être proposée la réduction de la consommation matérielle".


    Et j'en entends déjà qui pensent que c'est toujours au même de faire des efforts pendant que les autres se la coulent douce.
Mais ceci a été aussi prévu (trop fort, ce Kempf) :




"On voit ici que la question de l’inégalité est centrale : les classes moyennes n’accepteront pas d’aller dans la direction d’une moindre consommation matérielle si perdure la situation actuelle d’inégalité, si le changement nécessaire n’est pas équitablement adopté. Recréer le sentiment de solidarité essentiel pour parvenir à cette réorientation radicale de notre culture suppose évidemment que soit entrepris un resserrement rigoureux des inégalités – ce qui, par ailleurs, transformerait le modèle culturel existant"



    La fin de l'article explique comment le fait de "favoriser le lien social plutôt que la satisfaction individuelle" peut être une solution.

    Je dirais en conclusion que ce cheminement d'idée est très intéressant, mais fini un peu en queue de sardine bio, et de façon un peu utopiste ... sans doute trop pour que l'on puisse se permettre de s'arrêter là.



    La possession est un instinct chez l'homme tout comme l'envie de ce qu'a le voisin. Du temps de Monsieur Sapiens, c'était une question de survie que de posséder (des réserves de graines ou de racines, des peaux de bêtes, des outils, un abri…). Et de voir que la tribu voisine avait plus de provision et allait peut être réussir à passer l'hiver sans perdre la moitié de ses membres, ça pouvait agacer.

    Vous imaginez bien qu'on ne se débarrasse pas comme ça d'un instinct qui nous a permis d'arriver jusque là.

    Mais en ce temps là, la solidarité était aussi une question de survie, car il valait mieux se retrouver à plusieurs face à un mammouth, si on voulait finir par le bouloter plutôt que de nourrir les charognards.
Et ça aussi, c'est un sacré instinct...

    Pour ma part, il me semble que cette solidarité peut être la clé d'une évolution plus harmonieuse de la société, mais pas seulement la solidarité sociale telle qu'on peut la concevoir actuellement, où on attend tout de nos hautes sphères politiques (et on s'étonne d'être déçu à la fin…) sans se préoccuper de ceux que l'on croise tous les jours, mais aussi celle de l'entraide quotidienne, de l'empathie et de l'ouverture vers les autres.

    C'est avant tout une implication individuelle dans l'humain qui sera le moteur car le statisme de la société n'a jamais pu résister aux mouvements qui venaient du plus profond des individus.
Quand à la proposition de réduction de la consommation que Kempf nous fait, je la trouve assez risquée si on considère le fait que tous les rouages de notre société repose sur cette consommation. Le lien est vite fait : consommer moins, produire moins, avoir moins de salariés, moins de cotisations sociales, moins de possibilités de redistribuer, etc...

    Et il n'est plus à prouver que c'est en général dans la difficulté sociale que chacun pense le plus à sa pomme.

    Donc plutôt que de "consommer moins pour répartir mieux", je crois qu'il faut commencer par consommer mieux, plus intelligemment et de façon moins influençable. Le reste suivra...



    Et puis, si à terme, ça peut faire du bien à la planète, hein, on va pas cracher dessus, ça va salir  !


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O
Citation :"ils s'en fouttent les dirigeants, les décideurs" -<br /> - Ils ont tort ! J'ai connu des rois qui ont perdu la tête pour n'avoir pas pris conscience assez tôt !<br /> Citations : "les pauvres s'en foutent aussi "<br /> - ils gèrent d'autres préoccupations plus essentielles et plus pressantes, nourrir la famille par exemple !<br /> Citation : " En fait tout le monde s'en fout "<br /> - tout le monde pense avoir de bonnes raisons de s'en foutre : courir après le profit, courir après le nécessaire !. Je sais, c'est un peu simple ! :XD
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J
L'environnement ils s'en fouttent les dirigeants, les chefs d'entreprises, les décideurs... Après eux le déluge... Et même si un jour la planète devient inhospitalière, elle ne le sera pas forcément pour tout le monde, mais surtout pour les plus pauvres, ceux qui ne pourront se protéger... Enfin bref, je dois pas m'enerver c'est mauvais pour le coeur :))
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V
<br /> D'un autre coté, les plus pauvres qui rament tous les jours pour leur survie s'en foutent aussi, et on ne saurait les blâmer...<br /> En fait tout le monde s'en fout, donc forcement...<br /> <br /> <br />
O
Très bon sujet et très important. Même s'il y a beaucoup d'égoïsme parmi les nations, avec la mondialisation ( et Dieu m'est témoin que je râle souvent contre elle sur divers aspects ), la création de l'unité européenne et maintenant, l'union pour la méditerranée, il y a une volonté de répartir le travail,par exemple, avec les délocalisations vers les pays émergents. Les échanges commerciaux, les coopérations économiques et technologiques mondialisées aident les pays en voie de développement à se moderniser et se développer. Il y a, hélas, beaucoup d'exploitation humaine dans le monde du travail à travers le monde, les richesses sont trop concentrées entre quelques privilégiés du fait des systèmes et des corruptions, la surpopulation est un véritable cas de conscience. Donc nous sommes encore très loin du monde idéal malgré les signes encourageants.
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V
<br /> Essayer de l'organiser, c'est deja ça... en principe car ça camoufle tellement d'interets...<br /> <br /> <br />
H
vaste problème, il existe des solutions, mais l'homme et surtout ses dirigeants en ont ils la volonté.. Je reste très pessimiste sur l'avenir de la planète bleue... Très bon blog. Bonne fin de semaine et amitiés du vieux sorcier
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V
<br /> Avec les interférences des autres volontés, la solution est loin d'être si facile à atteindre !<br /> <br /> <br />